dimanche 30 avril 2017

Histoire d'un parcours : Florence Wiriath (République dominicaine)

Les colonnes de ce blog sont ouvertes aux Français qui font leur vie sur le continent latino-américain. Ce mois-ci, découvrons le parcours de Florence WIRIATH, installée à Saint-Domingue (République dominicaine) :

« Je suis née à Paris en 1964, bercée de destinations lointaines puisque mon père était officier de marine.  Après un baccalauréat littéraire, je me consacre à des études d'arts graphiques, passant du dessin à la peinture, puis au modelage.


Une année sabbatique m'est offerte en fin d études à Rio de Janeiro où mes parents sont mutés. J'y fait quelques petits boulots d'étalages décorateur, d'assistante graphique chez un gemmologue. Et pour le plaisir, je décore les appartements de mes amis Carioca lorsqu'ils donnent des fêtes.

Mais, il faut repasser aux choses sérieuses et c'est l'entrée dans le monde du travail : Paris, les galeries Lafayette dans le service de décoration, une hiérarchie pesante et la tête pleine de couleurs et de lumières tropicales.

C'est donc sans hésitation que je réponds à une petite annonce de la chambre de commerce : et le peu de candidats au départ joue en ma faveur. Basée à la Barbade, je suis désormais en charge de l'image et la présentation de Lalique, Baccarat, Daum, Christofle, Niña Ricci... pour toute la chaîne des Antilles, de Miami jusqu'au Venezuela inclus.

Deux ans après, je décide de revenir à Paris pour entrer dans cette fabuleuse maison qu'est Lalique.
 
Mais, les Antilles me rattrapent : je rencontre un jeune chef d'entreprise français établi en République dominicaine, et trois enfants et 24 ans plus tard, m'y voilà toujours. 

Une envie irrésistible de reprendre crayons et pinceaux... de créer avec tout ce que je trouve : naissent alors des têtes d'animaux à fleurs, à crinière faites de goupillons, des panneaux décoratifs ou des objets pour la table. J'y mêle des poèmes de nos écrivains, des rubans hermès, de tout et de rien... Mais jamais rien de figuratif, mère nature le fait mieux que mon humble personne.

Et c'est ainsi que peu à peu, repérée par des décorateurs dominicains, je récolte mes premières commandes pour des appartements, villas, boutiques ou hôtels :  peut être toujours avec une petite "French touch" ?

Je vous laisse découvrir (je suis sur instagram à flowiriath)
. »