jeudi 23 février 2017

Histoire d'un parcours : Sophie Chrétien (Sainte-Lucie)


Les colonnes de ce blog sont ouvertes aux Français qui font leur vie sur le continent latino-américain et dans les Caraïbes. Ce mois-ci, découvrons le parcours de Sophie Chrétien, installée à Castries (Sainte-Lucie) :

« Je suis une parisienne de 54 ans, partagée entre l'amour de mon pays et celui de l'aventure.

Pendant 9 ans, j'ai dirige mon propre restaurant à Saint-Germain-en-Laye, qui s'appelait "chez Sophie". Mais, j’ai toujours aimé les voyages et les rencontres : je décide donc de vendre le restaurant pour partir vivre au soleil. Avec mon mari, Jacques Chrétien, un chef talentueux et maître cuisinier de France, nous partons à l'étranger, au Mexique plus précisément, où une opportunité se présente.

Nous vivons d'abord deux ans et demi à Mexico Ciudad, puis 15 ans à San Jose del Cabo, en Basse Californie du Sud. C'est une expérience inoubliable, avec des gens fantastiques qui vous apprennent la patience, l'amour des autres et la sérénité.

Nous y ouvrons une boulangerie-pâtisserie française, mon rêve de toujours, ainsi qu’un restaurant gastronomique français et un bistrot français. Notre entreprise se nomme "French Riviera", la France étant toujours notre référence. Je m'y occupe alors de toute la partie des relations publiques, administratives et politiques. 
Avec l'équipe du restaurant French Riviera

Parallèlement à notre activité professionnelle, je m'investit dans des associations pour des orphelinats ou la Croix-Rouge, pour laquelle j'organise notamment "la plus grande tarte aux fraises". 
Une tarte géante au profit des orphelins

Les fonds récoltés reviennent à la Croix-Rouge, ainsi qu’aux orphelins d'une association pour faire venir des clowns dans notre boulangerie " French Riviera". 
Avec le Maire de la ville de San Jose del Cabo lors d'un goûter au profit d'orphelins (à gauche) et avec la petite Sophie dans mes bras à qui l'association a donné mon prénom en remerciements des services rendus aux petits orphelins (à droite).

Un jour, nous recevons également Charles Napoléon, le descendant de la famille Bonaparte, venant inaugurer une école à La Paz et venant présenter son livre lors d’un dîner napoléonien organisé par mon mari. Que de souvenirs inoubliables. 

Enfin en 2009, nous sommes expulsés injustement de notre restaurant gastronomique et nous devons entamer une procédure judiciaire contre les propriétaires de cet endroit. Le Mexique est un pays difficile sur le plan de la justice et nos avocats nous conseillent de partir du pays en attendant que le procès se termine.

La destin nous conduit donc à Sainte-Lucie, une île magnifique, avec des habitants très gentils. Cette expérience me rapproche de mon pays, la France. Depuis toujours, je suis une patriote dans l'âme, défendant la France comme un pays de référence pour sa gastronomie, ses talents et son savoir-faire. Mon mari prend une place de chef exécutif et de directeur de la restauration dans le plus bel hôtel de l'île. 

De mon côté, n'ayant pas de permis de travail, je cherche un moyen de retrouver une activité intense comme celle que j'avais au Mexique. J'apprends alors par un ami français qu'un de nos compatriotes est enfermé dans une prison sur l'île pour un crime qu'il n'a pas commis. Je m'intéresse donc à son cas et fait sa connaissance. Je découvre qu'il vit un enfer dans une prison aux conditions extrêmement difficiles : il doit lutter quotidiennement contre les affronts et la violence. Je lui rend visite pendant trois ans, une fois par semaine, pour essayer d'améliorer son quotidien, notamment en le faisant parler de ces voyages autour du monde.  J'obtiens une audience auprès du Premier ministre de Sainte-Lucie, afin que sa sécurité soit garantie. A mon grand bonheur, il est libéré en mars 2016.

Après cette aventure, il y a les primaires de la droite et du centre. Je commence à me battre pour François Fillon. Tout le monde le donne perdant et je crois que, dans tout mon entourage, je suis la seule à le voir gagner car c'est le seul à avoir dit la vérité. Je m'éprends de cette vérité car c'est celle-là qui m'a fait partir loin de mon pays. Je suis aujourd'hui à ses côtés car je déteste l'injustice et je ferais tout pour faire gagner François Fillon notre futur président.

Je souhaite conclure en adressant un mot à tous les Français de l'étranger qui, au fond d’eux même, ont la France dans leur cœur : soyons courageux et pensons à nos enfants ; laissons la France forte au rang qu'elle a toujours eu ; et notre seul espoir de retour, "Français à l'étranger", c'est de voir François Fillon gagner cette élection ».