samedi 27 août 2016

Premier procès international contre un destructeur du Patrimoine mondial de l'humanité

Pour la première fois devant la Cour pénale internationale (CPI), le procès d'un homme s'est tenu fin août 2016 pour crimes de guerre ayant consisté en la destruction de biens classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO.


Ce djihasite malien, ancien proche du groupe terroriste Ansar Dine rallié à Al Qaïda, a plaidé coupable et a regretté ses actes : au cours de l'été 2012 et alors qu'il était le chef de la brigade des mœurs chargée de faire appliquer la charia, il avait détruit neuf mausolées et la porte d'une mosquée datant de plusieurs siècles dans la ville de Tombouctou (Mali), surnommée "la perle du désert" ou encore la "ville aux 333 saints".

Tous les amoureux de l'Amérique latine, séduits par son patrimoine culturel et archéologique, ne peuvent qu'être sensibles à ce procès historique. Quel drame toucherait l'humanité si des barbares décidaient d'effacer les traces historiques des anciennes civilisations qui ont peuplé le continent latino-américain ?

Après le dynamitage des bouddhas géants par les talibans en 2001 dans la vallée de Bamiyan (Afghanistan) et la destruction partielle de la cité antique de Palmyre (Syrie) par Daesh en 2015, les experts espèrent que ce procès international fera réfléchir ceux qui, aveuglés par l'obscurantisme, envisagent de faire disparaître les traces des anciennes civilisations à travers le monde.

Résultat de ce premier procès historique le 27 septembre prochain !