samedi 30 juillet 2016

Edito Juillet 2016 : OUI à la prolongation de l'état d'urgence, NON à l'angélisme devant le terrorisme !

Je suis NICE
Depuis un an et demi, notre pays subit, sur son sol, des actes de terrorisme que nous pouvons considérer désormais comme des actes de guerre. Sur le sol national, ce sont des centaines de personnes qui ont été tuées ou blessées à la suite de ces actes ignobles. L'attentat de Nice le 14 juillet et celui de Saint-Etienne-du-Rouvray du 26 juillet en sont les dramatiques exemples. Il s'agit évidemment d'une guerre non conventionnelle, mais d'une guerre tout de même au regard des moyens employés et des destructions de vies causées. 

Notre pays et nous-mêmes sommes les cibles de mouvements extrémistes guidés par l'intolérance et le fanatisme, en somme par la haine de ce que nous sommes. Mais, aussi cruels que soient ces lâches qui s'en prennent désormais à nos enfants, la France est un grand pays de liberté qui ne cédera jamais face au diktat des fondamentalistes !

Dans ce contexte, certains de nos responsables politiques, s'opposent au renouvellement de l’état d’urgence au motif que ce régime d'exception serait contraire à l’État de droit. Parmi ces responsables politiques, vous trouverez Sergio CORONADO ! Retenez bien ce nom : c'est celui de votre député. Vous êtes nombreux à me dire et me répéter, sur le terrain, que vous n'en avez jamais entendu parler. 

Or, il est le député, depuis 4 ans, de votre circonscription, la 2ème circonscription des Français établis hors de France (Amérique latine-Caraïbes). Il n'a pas à cœur les intérêts de la France puisqu'il a été l'un des six députés à refuser de voter l'état d'urgence en novembre 2015, après les épouvantables attentats de Paris. Par idéologie, il a persisté dans son déni et son angélisme coupable en refusant de voter les prolongations de l'état d'urgence en février, en mai et encore le 20 juillet derniers, quelques jours après l'attentat de Nice. Voici une preuve supplémentaire que ce député, qui est censé représenter les Français installés en Amérique latine et dans les Caraïbes n'a absolument pas saisi la gravité de la crise sécuritaire que traverse notre Nation. 

Certes, l'état d'urgence ne doit pas devenir permanent et doit demeurer temporaire. Certes, avec la nouvelle prolongation de 6 mois, l'état d'urgence va durer un peu plus d'un an. Mais que représente une année sur l'ensemble d'une vie, notamment si cela permet de mieux sécuriser la période des prochaines fêtes de Noël ? Il me paraît, par ailleurs, mensonger de dire que l'Etat d'urgence, ce n'est pas l’État de droit. L'état d'urgence résulte d'une loi votée par un Parlement - légitimement élu - afin de donner des moyens exceptionnels d'intervention aux préfets et aux forces de l'ordre. Mais, ce n'est évidemment pas un chèque en blanc : toutes les mesures exceptionnelles prises par les autorités administratives et judiciaires sont ensuite contrôlées par des juges. Nous sommes donc bien toujours dans un État de droit !

Toute personne censée a bien conscience que le risque zéro n'existe pas et que notre pays peut connaître, malheureusement, encore des jours sombres. Mais, l'état d'urgence permet de mieux lutter contre le terrorisme en donnant des moyens juridiques accrus aux services mobilisés pour nous protéger au quotidien. Je veux rendre hommage au dévouement de ces derniers. Grâce à cette action, plusieurs attentats ont pu être déjoués au premier semestre de l'année 2016. 

Dans chaque loi prolongeant ce régime d'exception, des mesures nouvelles peuvent être adoptées pour aider les services de sécurité. Par exemple, au-delà des avancées contenues dans la récente loi du 4 juin sur le crime organisé et le terrorisme, la loi votée définitivement le 21 juillet a considérablement renforcé les pouvoirs de l'état d'urgence et la répression du terrorisme grâce aux initiatives du Sénat :
- interdiction des rassemblements dont la sécurité ne pourrait pas bien être assurée,
- facilitation de la fermeture des lieux de culte dans lesquels sont tenus des propos incitant à la haine et à la violence,
- automaticité de la peine complémentaire d’interdiction de territoire français pour les personnes étrangères condamnées pour terrorisme,
- interdiction de la semi-liberté pour les personnes condamnées en rapport avec le terrorisme.

Autant de mesures auxquelles s'est opposé le député de notre circonscription... Autant de points sur lesquels notre député devra rendre des comptes lors des prochaines élections législatives. Alors oui, nous sommes face à un choix de société : une société laxiste ou une société plus sûre dans laquelle nous renforçons la sécurité de nos compatriotes tout en préservant l'équilibre des libertés publiques.